Déclaration de l'ancien maire de Toronto, David Miller, sur le projet de loi 98 de l'Ontariouilding

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Pour diffusion immédiate

À l’issue d’un sommet d’urgence de Retroussons-nous les manches pour le climat, des mairesses, maires et conseiller.ère.s réclament une action climatique fédérale immédiate et créatrice d’emplois : « Des communautés seront réduites en cendres cet été pendant que nous misons toujours plus sur l’expansion des énergies fossiles »

Edmonton, Alberta, 4 juin 2026 – Une alliance de près de 300 mairesses, maires et conseiller.ère.s, représentant plus de la moitié de la population canadienne, a tenu aujourd’hui un sommet d’urgence sur le climat à huis clos et publié une déclaration commune (voir plus bas) afin de ramener le climat au premier plan de l’actualité politique. À l’approche d’une saison des feux de forêt qui s’annonce intense, la coalition réclame des investissements fédéraux massifs dans des projets propres qui réduisent la pollution et renforcent l’économie. 

Les élu.e.s ont aussi lancé la Carte des impacts climatiques 2026, qui suivra en temps réel les catastrophes climatiques partout au pays cet été, et dévoilé un nouveau rapport selon lequel les changements climatiques coûtent déjà à l’économie canadienne entre 1 et 5 % de son PIB.

Les élu.e.s municipaux.ales lancent un cri de cœur dans une déclaration commune

Les élu.e.s municipaux.ales ont fait cette annonce après avoir tenu aujourd’hui un sommet d’urgence sur le climat, à l’approche d’une saison des feux de forêt qui s’annonce intense. Ils ont publié une déclaration commune (voir plus bas) pour reconnaître la crise et les coûts croissants des impacts climatiques partout au Canada, et pour remettre le climat à l’avant-plan en réclamant des projets d’envergure qui rendent la vie plus abordable, créent des emplois et réduisent la pollution.

« D’autres communautés risquent de partir en fumée cet été pendant que le premier ministre persiste à vouloir étendre l’industrie des énergies fossiles. Alors que d’autres pays descendent des montagnes russes du pétrole et du gaz en investissant dans les énergies renouvelables et la résilience, nous versons de l’essence sur nos feux de forêt avec des subventions publiques à une industrie qui engrange déjà des profits de plusieurs milliards de dollars », a déclaré Richard Ireland, maire de Jasper, en Alberta, dont la ville a été dévastée en 2024 par l’une des catastrophes naturelles les plus coûteuses de l’histoire du Canada. « Nous avons besoin de leadership fédéral en matière de climat, pas d’un recul. »

Le groupe a également lancé la Carte des impacts climatiques 2026 afin de suivre en temps réel les catastrophes climatiques à mesure qu’elles surviennent au cours de l’été, et a révélé qu’à la fin de mai, près de 7,6 millions de personnes au Canada (soit 1 sur 5) avaient déjà vécu des événements météorologiques extrêmes cette année.

Une nouvelle carte rend les catastrophes climatiques de l’été impossibles à ignorer

« Dans le Nord, c’est une urgence après l’autre depuis des années. En tant qu’élu.e.s municipaux.ales, c’est nous qui faisons face à ces menaces pour la santé, l’économie et la sécurité de nos communautés » a déclaré Ben Hendriksen, maire de Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest. « Cette carte vise à rendre ces impacts visibles et indéniables, pour que le gouvernement fédéral soit contraint d’agir sérieusement. »

Les élu.e.s ont réclamé une action fédérale immédiate pour renverser la vapeur sur l’expansion des énergies fossiles et ont mis de l’avant leurs cinq demandes phares en matière de politiques fédérales, qui pourraient créer des millions d’emplois au Canada et aider à protéger le pays contre les chocs économiques :

  • Un réseau électrique propre est-ouest-nord à l’échelle du pays, alimenté par des énergies renouvelables plutôt que par le gaz fossile, pour faire du Canada une superpuissance de l’énergie propre ;
  • Au moins deux millions de logements hors marché à pollution nulle, écoénergétiques et construits selon les normes les plus élevées, avec de l’acier, de l’aluminium et du bois d’œuvre canadiens ;
  • Des rénovations résidentielles ainsi que l’installation massive de thermopompes et de panneaux solaires partout au pays, pour réduire les factures d’énergie et la pollution et stimuler l’activité économique dans chaque communauté ;
  • Un système de transport propre doté d’un réseau ferroviaire à grande vitesse pancanadien, prolongé par des autobus électriques fabriqués au Canada, et l’annulation des compressions fédérales dans le transport collectif local ;
  • Une stratégie pancanadienne de résilience, d’intervention et de rétablissement pour reconstruire après les catastrophes à venir, financée par une nouvelle taxe sur les profits excédentaires du pétrole et du gaz tirés de la guerre en Iran.

« Les idées politiques que nous proposons sont populaires et réalisables » a déclaré David Miller, ancien maire de Toronto et coprésident de Retroussons-nous les manches pour le climat. « La plupart des gens au Canada estiment que le pays serait plus sécuritaire s’il produisait davantage d’énergie renouvelable ; les deux tiers préfèrent le développement de l’énergie propre à celui des énergies fossiles, et les deux tiers appuient une taxe sur les profits excédentaires des sociétés pétrolières et gazières, qui pourrait financer d’énormes investissements dans des infrastructures favorables au climat. Ce sont là d’importantes majorités, que le gouvernement aurait tout avantage à écouter. »

Un nouveau rapport chiffre la facture : jusqu’à 5 % du PIB

L’alliance a également dévoilé un nouveau rapport qui estime que les changements climatiques coûtent à l’économie canadienne de 1 à 5 % de son PIB, une proportion stupéfiante, et dont les répercussions financières devraient s’accroître dans les années à venir. Les impacts climatiques ont ajouté 8,8 milliards de dollars par année au coût d’entretien des routes, des ponts, des réseaux d’eaux usées et des autres infrastructures publiques du pays, et les municipalités assument les deux tiers de cette facture.

« Mark Carney a dit à ses détracteurs qu’il voulait entendre ce pour quoi ils se battent, pas ce contre quoi ils s’opposent. Alors voici : les élu.e.s municipaux.ales veulent des projets qui bâtissent le pays, pas qui le réduisent en cendres » a déclaré Merlin Blackwell, maire de Clearwater, en Colombie-Britannique. « Ma ville a été désignée comme la plus susceptible au Canada de subir un feu de forêt catastrophique dans un avenir rapproché ; c’est ce qui m’empêche de dormir. Mais nous pouvons protéger nos communautés et bâtir une économie forte grâce à des investissements dans l’éolien, le solaire et l’hydroélectricité durable. La vie peut être belle avec un véritable réseau électrique pancanadien, alimenté par des énergies renouvelables plutôt que par des combustibles fossiles comme le GNL. »

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À propos de Retroussons-nous les manches pour le climat

Retroussons-nous les manches pour le climat est une alliance pancanadienne de près de 300 mairesses, maires et conseiller.ère.s qui représentent plus de la moitié de la population canadienne. L’alliance milite pour des projets propres et structurants qui protègent le Canada de la double crise du dérèglement climatique et de l’instabilité économique, et qui rendent nos communautés plus sécuritaires, plus abordables et plus prospères. Nous nous sommes associés au Climate Caucus, un organisme sans but lucratif national qui aide les élues et élus municipaux à mettre en œuvre des politiques climatiques dans leurs collectivités et à faire valoir leurs positions auprès de tous les ordres de gouvernement.

Relations avec les médias

Alexander Walsh

COPTICOM, Stratégie et relations publiques

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Personne-ressource sur place

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Déclaration commune des maires, mairesses et leaders municipaux de partout au pays, dans le cadre du sommet sur le climat de l’alliance Retroussons-nous les manches pour le climat, le 4 juin

Le 4 juin 2026 Edmonton (Alberta)

Aujourd’hui, les membres de Retroussons-nous les manches pour le climat, une alliance grandissante de près de 300 maires et mairesses, conseillers et conseillères municipaux qui représentent plus de la moitié de la population canadienne, se sont réunis à Edmonton pour un Sommet d’urgence sur le climat, à l’aube d’une autre saison dévastatrice d’événements climatiques extrêmes. Ensemble, ils ont cherché comment protéger leurs communautés des catastrophes alimentées par les énergies fossiles et des chocs économiques qui viennent avec. Au terme de leurs échanges, ils ont adopté la déclaration commune suivante. D’autres signatures seront ajoutées tout au long du Sommet.

Épuisement. Peur. Frustration. Inquiétude. Colère. C’est ce que nous ressentons, nous, les élues et élus municipaux, comme le ressentent les gens de nos communautés, alors que celles-ci encaissent les catastrophes climatiques les unes après les autres, sans répit.

Sécheresse dans l’intérieur de la Colombie-Britannique. Inondations dans le nord-est de l’Ontario et l’ouest du Québec. Avertissements de chaleur en Nouvelle-Écosse. Feux de forêt incontrôlables en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba.

Et ce n’est qu’un aperçu de ce qui a frappé le pays durant les cinq premiers mois de 2026. Une personne sur cinq en a déjà été touchée, un chiffre vertigineux, et une autre saison de feux, de fumée toxique, de canicules et d’inondations s’annonce déjà.

Comme maires et mairesses, conseillers et conseillères municipaux de partout au pays, nous avons un message clair pour le premier ministre : nos communautés et nos économies locales brûlent. Ce qu’il nous faut, c’est un vrai leadership fédéral sur le climat, pas un recul.

Le gouvernement actuel semble voir les changements climatiques comme un problème lointain, qu’on finira bien par régler un jour, plus tard.

Mais sur le terrain on vit une tout autre réalité. Les changements climatiques, c’est notre quotidien : air vicié, manques d’eau, évacuations bouleversantes, familles déracinées par milliers. Chaque année, les changements climatiques nous forcent à débourser des milliards de dollars de plus pour réparer nos routes, nos ponts, nos réseaux d’eaux usées et nos infrastructures. Les deux tiers de cette facture retombent sur les budgets municipaux, ce qui fait encore grimper le coût de la vie des gens, par-dessus la flambée des prix de l’énergie et de l’essence.

On ne peut pas juste reconstruire, encore et encore, après chaque feu, chaque inondation, chaque tempête, chaque sécheresse. Il faut les prévenir. Notre façon de vivre, qu’on soit Québécoises et Québécois ou Canadiennes et Canadiens, tient à la santé de nos terres, de notre eau, de notre air et de nos communautés.

C’est pour ça que nous pressons le gouvernement fédéral d’investir sans tarder dans des projets qui bâtissent le pays au lieu de le brûler, des projets qui allègent les factures des ménages, créent des centaines de milliers d’emplois et mettent nos communautés à l’abri :

  1. Un réseau électrique propre reliant l’est, l’ouest et le nord du pays, alimenté par les énergies renouvelables plutôt que par le gaz fossile, pour faire du pays un chef de file de l’énergie propre et asseoir sa souveraineté énergétique;
  2. Au moins deux millions de logements hors marché, sans pollution, écoénergétiques et bâtis selon les normes les plus élevées, pour des milieux de vie plus abordables et bien desservis par le transport en commun;
  3. Des rénovations et l’installation massive de thermopompes et de panneaux solaires d’un bout à l’autre du pays, de quoi réduire les factures d’énergie et la pollution tout en faisant rouler l’économie de chaque communauté;
  4. Un système de transport propre, appuyé sur un réseau national de train à grande vitesse, prolongé par des autobus électriques fabriqués ici et arrimé au transport en commun local. Ça commence par annuler les compressions au financement fédéral du transport collectif et par investir davantage;
  5. Une stratégie nationale de résilience, d’intervention et de rétablissement pour faire face aux catastrophes désormais inévitables, financée par une taxe sur les profits excédentaires que le pétrole et le gaz ont tirés de la guerre en Iran. En emboîtant le pas à nos alliés de l’Union européenne, on ferait en sorte que les pollueurs assument les dommages causés par leurs activités, ce qui pourrait rapporter jusqu’à 46 milliards de dollars.

Nous demandons au gouvernement fédéral de faire front commun avec nous : de tourner le dos aux projets de combustibles fossiles qui nous divisent et de se retrousser les manches pour des projets concrets et rassembleurs qui, loin de brûler notre pays, vont le bâtir et le rendre plus fort.


Signataires 

  • Vivian Birch-Jones, Regional Director, Lillooet, BC
  • Merlin Blackwell, Mayor, Clearwater, BC
  • Phil Brennan, Councillor, Township of Severn, ON
  • Sue Cairns, Councillor, Kimberley, BC
  • William Cole-Hamilton, Courtenay, BC
  • Leila Copti, Conseillère et mairesse suppléante, Val-des-Lacs, QC
  • Spencer Coyne, Mayor, Princeton, BC
  • Catherine Craig-St-Louis, Conseillère, Gatineau, QC
  • Mike Derbyshire, Councillor, Strathcona County, AB
  • Justine Gabias, Regional Director, Sunshine Coast Regional District, BC
  • Joe Gowing, Councillor, Region of Waterloo, ON
  • Wendy Hall, Councillor, Jasper, AB
  • Bob Hawkesworth, Former Councillor, Calgary, AB
  • Ben Hendriksen, Mayor, Yellowknife, NWT
  • Richard Ireland, Mayor, Jasper, AB
  • Michael Janz, Councillor, Edmonton, AB
  • Susan Kim, Councillor, Victoria, BC
  • Rawlson King, Councillor, Ottawa, ON
  • Gerry Leibel, Councillor, District of Kitimat, BC
  • Leah Main, Councillor, Silverton, BC
  • Jessica Mcilroy, Councillor, North Vancouver, BC
  • Jenn Meilleur, Councillor, Comox, BC
  • David Miller, former Mayor, Toronto, ON
  • Lenore Morris, Councillor, Whitehorse, YK
  • Joy-Anne Murphy, Councillor, Camrose, AB
  • Jasmin Parker, Councillor, Saskatoon, SK
  • Leslie Payne, Councillor, Nelson, BC
  • Philip Penrod, Councillor, Beaumont, AB
  • Chris Pettingill, Councillor, District of Squamish, BC
  • Valérie Plante, former Mayor, Montreal, QC
  • Sherri Rollins, Councillor, Winnipeg, MB
  • Ashley Salvador, Councillor, Edmonton, AB
  • Dianne Saxe, Councillor, Toronto, ON
  • Wayne Stetski, Councillor, Cranbrook, BC
  • Anne Stevenson, Councillor, Edmonton, AB
  • Keren Tang, Councillor, Edmonton AB
  • Dave Thompson, Councillor, Victoria, BC
  • Pat Warren, Councillor, Kawartha Lakes, ON
  • David West, Mayor, Richmond Hill, ON
  • Pamela Wolf, Councillor, Waterloo, ON
  • Jesse Wright, Councilor, District of Mackenzie, BC
  • Shanon Zachidniak, Councillor, Regina, MB


FICHE TECHNIQUE

Une majorité de Canadiennes et Canadiens veulent une action climatique et des investissements dans l’énergie propre :

  • Les deux tiers des Canadiennes et Canadiens (66 %) préfèrent le développement de l’énergie propre à celui des énergies fossiles, et 85 % souhaitent maintenir ou accroître l’action climatique fédérale, dont 72 % en Alberta. (Juin 2025, Abacus Data)
  • 75 % des Canadiennes et Canadiens s’inquiètent des effets du climat sur les générations futures, et 70 % seraient fiers que le Canada devienne une superpuissance de l’énergie renouvelable, dont 56 % en Alberta. (Septembre 2025, Abacus Data et Re.Climate)
  • Une majorité de Canadiennes et Canadiens estiment que le Canada serait plus sécuritaire s’il produisait davantage d’énergie renouvelable (59 %), et une majorité affirment que la sortie des énergies fossiles au profit de l’énergie renouvelable est plus importante que jamais (58 %), à la lumière de l’agressivité des États-Unis envers d’autres pays. (Février 2026, Opinium)

Le Canada est en train d’être distancé alors que les coûts de l’énergie propre chutent :

  • Le coût de l’énergie éolienne et solaire au Canada a chuté de 50 %, et continuera de baisser. Les énergies renouvelables sont désormais la forme la moins coûteuse de nouvelle production d’énergie. (Janvier 2026, Institut Pembina)
  •  En Angleterre, les promoteurs devront bientôt installer des panneaux solaires et des thermopompes dans toutes les nouvelles habitations, conformément aux exigences d’aménagement mises à jour par le gouvernement ; ce dernier a aussi annoncé que des panneaux enfichables, que les propriétaires peuvent installer eux-mêmes sur leur balcon, seraient offerts dans les supermarchés au cours des prochains mois. (Mars 2026, BBC)

Une majorité de Canadiennes et Canadiens appuient une taxe sur les profits excédentaires des sociétés pétrolières et gazières :

  • Les deux tiers des Canadiennes et Canadiens (66 %) appuient une taxe sur les profits excédentaires dont les revenus serviraient à aider les ménages à réduire leurs factures d’énergie. (Mai 2026, Liaison Stratégies)
  •  Les 46 milliards de dollars de revenus tirés des profits excédentaires pourraient couvrir l’achat et l’installation de quatre à cinq millions de thermopompes, soit largement de quoi remplacer la plupart des systèmes de chauffage au mazout et des fournaises au gaz des habitations au Canada. (Avril 2026, CCPA)


DOCUMENT D’INFORMATION

  1. Les coûts de l’inaction pour les collectivités canadiennes : un nouveau rapport préparé pour Retroussons-nous les manches pour le climat par le Centre canadien de politiques alternatives

L’action climatique a peut-être perdu du terrain à l’ordre du jour politique au Canada, mais les coûts des changements climatiques augmentent plus rapidement que jamais. Ce nouveau rapport du Centre canadien de politiques alternatives présente notamment les constats suivants :

  • les impacts climatiques ont ajouté 8,8 milliards de dollars par année au coût d’entretien des routes, des ponts, des réseaux d’eaux usées et des autres infrastructures publiques du pays, les municipalités en assumant les deux tiers ;
  •  la fumée des feux de forêt est responsable de plus de 2 000 décès prématurés par année au Canada, ce qui représente une perte économique pouvant atteindre 18 milliards de dollars par année ;
  • au cours de la dernière décennie, 700 000 personnes au Canada ont été forcées de quitter leur domicile de façon temporaire ou permanente, principalement en raison des feux de forêt ;
  • selon le rapport, les changements climatiques coûtent à l’économie canadienne de 25 milliards de dollars (estimation prudente) à 125 milliards de dollars (estimation maximale) par année, soit environ de 1 à 5 pour cent du PIB, et les impacts ne feront que s’accentuer.

Lire le rapport complet Le coût de l’inaction (en anglais)

Version française ici (PDF)

  1. Carte des impacts climatiques 2026

Depuis le 1er janvier 2026, des événements météorologiques extrêmes, dont des inondations, des feux de forêt, une qualité de l’air dangereuse, des avertissements de chaleur, des sécheresses et des tempêtes violentes, ont frappé 50 communautés partout au Canada, de la Colombie-Britannique à Terre-Neuve. À ce jour, environ 1 personne sur 5 au Canada (soit quelque 7,6 millions de personnes) a déjà été touchée par ces événements. La Carte des impacts climatiques communautaires 2026 fournira tout au long de l’été des mises à jour en temps réel sur ces événements et sur le nombre de personnes touchées au Canada.

Consulter la Carte des impacts climatiques 2026 ici.

Pourquoi avons-nous créé la Carte des impacts climatiques communautaires 2026 ?

À l’été 2025, au moins 200 de nos communautés, de Yellowknife à Fredericton et de Kawartha Lakes à Montréal, ont subi des impacts liés au climat. Une personne sur quatre au Canada, soit plus de 15 millions de personnes, a été confrontée à des évacuations, à une qualité de l’air dangereuse, à une chaleur extrême ou à des tempêtes violentes dans sa communauté. Près de 40 communautés non autochtones et 88 communautés autochtones ont été évacuées cet été-là.

Les membres de l’alliance Retroussons-nous les manches pour le climat ont été bouleversés par ces chiffres, qui ont d’ailleurs été soulignés à la Chambre des communes. Ils se sont engagés à poursuivre le suivi des impacts climatiques en 2026 et à rendre impossible à ignorer, pour le gouvernement fédéral, la réalité des impacts climatiques sur les communautés du Canada.

Résumé des communautés touchées jusqu’à présent en 2026 :

  • 18 avril 2026, inondations en Ontario : d’importantes inondations ont touché des communautés du nord-est de l’Ontario, plusieurs municipalités ayant déclaré l’état d’urgence local, dont Nipissing Ouest, Rivière des Français, Minden Hills, Chisholm et Manitoulin-Centre.
  •  20 avril 2026, crues au Québec et en Ontario : des communautés le long de la rivière des Outaouais et dans l’ouest du Québec, dont Gatineau et Fort-Coulonge, ont déclaré l’état d’urgence à mesure que la crue printanière s’accélérait.
  • 1er mai 2026, sécheresse dans l’intérieur de la Colombie-Britannique : Penticton, Summerland et Merritt ont toutes atteint le niveau 2 de restrictions d’eau, signalant de graves contraintes d’approvisionnement.
  • 1er mai 2026, restrictions d’eau à Vancouver : bien qu’elle reçoive plus de pluie que presque partout ailleurs au pays, Vancouver est soumise au niveau 2 de restrictions d’eau, ce qui témoigne des pressions sur l’approvisionnement en eau, la demande et les infrastructures vieillissantes de la côte ouest densément peuplée (et rappelle que de fortes précipitations ne mettent pas une communauté à l’abri de l’insécurité hydrique).
  • 7 mai 2026, inondations en Saskatchewan : une importante crue régionale a submergé des dizaines de communautés rurales, la plupart comptant entre 300 et 1 000 habitants. Plusieurs municipalités ont déclaré l’état d’urgence simultanément. Bon nombre de ces villages ne disposent pas de budgets importants de gestion des urgences, d’infrastructures de secours ni de la capacité administrative nécessaire pour absorber une crue majeure. Certains d’entre eux avaient aussi été touchés par les feux de forêt de la saison précédente, ce qui a aggravé les conditions d’inondation de cette année.
  • 19 mai 2026, avertissements de chaleur : des avertissements de chaleur ont été émis en Nouvelle-Écosse et dans plusieurs grandes villes de l’Ontario, dont Toronto, Vaughan, Richmond Hill, Markham, Mississauga et Brampton.


Méthodologie :

Les données sur les événements climatiques ont été recueillies à l’échelle du Canada pour la période du 1er janvier au 27 mai 2026. Les plateformes d’alerte et de surveillance (Alertable, ArcGIS et les cartes provinciales de surveillance de la sécheresse) ont été examinées, de même que les sites Web des gouvernements régionaux et municipaux. Les sources de nouvelles locales, dont CBC, Global News et CTV, ont été consultées par région à l’aide de mots-clés tels que « évacuation », « inondation », « avertissement de chaleur », « sécheresse » et « intempéries ». Les événements ont été codés par type de catastrophe dans une feuille de calcul Google standardisée répartie en neuf catégories, les données de population provenant du Recensement de 2021 de Statistique Canada.